Tournage_clara_carol_laure_096 La capture est un "conte cruel avec une héroïne qui va changer le destin de sa famille" comme l’a présenté Carole Laure à l’occasion de l’avant-première lundi 16 juin dans la belle salle du Cinéma des Cinéastes, Place Clichy ( photo Hugo Mayer)
Magnifique et prenante danse macabre entre amour et violence, le film de la célèbre québécoise ne laisse pas indifférent. Utilisant le langage corporel et des métaphores animales, ce film bouleversant pour parler de la violence conjugale est rendu crédible grace à l’interprétation remarquable des acteurs-trices et une mise en scène sensible et authentique. Pascale Bussières en femme cassée est étonnante ; les scènes d’amour sont sublimes.
"Je voulais montrer la part de soumission et celle de rébellion qui se cache en nous. Je voulais donner l’espace aux acteurs pour que la beauté et la sexualité côtoient la souffrance et le repli." explique la réalisatrice "J’ai construit le film en alternant scènes réalistes et songes intérieurs. Je n’aime pas les scènes trop explicatives".
Pourtant, certaines scènes pourraient, comme on dit, heurter la sensibilité de certains spectateurs.
(Blograpporteuse : Caphi)


Synopsis

Rose ne ment presque jamais. Elle a une élégance naturelle et une sincérité que peu de filles de 20 ans possèdent. Pourtant, ni ses amis ni son amoureux ne connaissent son lourd passé. Elle a très bien su le cacher, même si elle reste toujours hantée par la violence de son père. Elle vit avec son amoureux Nathan à Montréal. Après deux ans d’absence, elle revient visiter sa mère et son frère Félix dans sa banlieue natale. Le contexte familial n’a pas changé. Leurs destins la préoccupent et elle décide donc d’intervenir dans leur vie.Avec l’aide de deux garçons, Rose séquestre son père dans un appartement loué à cette fin. La jeune fille va essayer de le changer par la beauté. Mais la volonté implacable de Rose rencontre la résistance immuable du père. C’est donc Rose qui change et qui devient peu à peu le chef de famille…

La Capture de Carole Laure
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