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Doobie’s Paris : vingt ans après, l’élégance donne à nouveau le tempo dans le 8e

Après une vingtaine d’années d’absence, le Doobie’s retrouve les nuits parisiennes. Le 17 septembre 2026, Le Blog Reporter était présent pour découvrir cette adresse historique entièrement réinventée, où gastronomie, architecture et musique se rencontrent.

La rentrée parisienne est toujours l’occasion de découvrir de nouvelles adresses et de retrouver le rythme des soirées de la capitale. Et quoi de mieux, pour commencer cette nouvelle saison, que l’inauguration d’un lieu remarquable ?

C’est au cœur du 8e arrondissement, rue Marbeuf, que le Doobie’s a choisi de rouvrir ses portes, offrant aux invités une soirée placée sous le signe de l’élégance, de la convivialité et de la musique.

UNE INAUGURATION QUI DONNE LE TON

Dès les premiers instants, le Doobie’s dévoile un univers singulier. Lumières tamisées, décoration raffinée, salons accueillants et atmosphère chaleureuse : tout semble pensé pour que les invités prennent plaisir à découvrir les lieux et à circuler d’un espace à l’autre.

Une présentation de cette adresse, restée fermée pendant une vingtaine d’années, nous a permis de mieux comprendre l’ampleur de sa transformation et les ambitions de cette nouvelle ouverture.

Le résultat est particulièrement séduisant. Derrière une façade discrète se découvre un lieu cosy, où l’élégance ne se traduit pas par une démonstration excessive, mais par une véritable attention portée aux détails.

Quelques personnalités se sont mêlées naturellement aux invités, parmi lesquelles l’actrice Aure Atika, aperçue au cours de la soirée. Une présence discrète, à l’image de l’atmosphère presque confidentielle qui fait aussi le charme de cette adresse.

UNE ARCHITECTURE QUI SUBLIME LES LIEUX

Il faut saluer le travail de l’architecte Arnaud Behzadi, qui a su réinventer cet établissement sans effacer son caractère.

Inspiré de l’univers d’une maison de collectionneur, le Doobie’s déploie ses différents espaces autour d’une rotonde centrale. Marbre, boiseries, mobilier élégant, œuvres d’art et éclairages soigneusement étudiés composent un ensemble particulièrement harmonieux.

La Galerie Strouk a participé à la sélection artistique qui accompagne cette nouvelle identité.

 Le Grand Salon, le Petit Salon, le Jardin du Soir ou encore les espaces plus intimistes possèdent chacun leur atmosphère. On découvre le lieu progressivement, comme on parcourrait les pièces d’une demeure privée.

Mais ce qui frappe surtout, c’est sa polyvalence.

Le Doobie’s ne se destine pas uniquement a juste un restaurant et aux amateurs de soirées parisiennes. Ses salons se prêtent aussi aux déjeuners, aux repas d’entreprise, aux rencontres professionnelles ou aux échanges en petit comité. Un cadre remarquable pour prendre le temps de se retrouver, bien avant que la musique ne donne à la soirée un autre rythme.

UNE CUISINE OUVERTE ET DE BELLES DÉCOUVERTES GOURMANDES

L’un des espaces les plus agréables est sans doute celui de la cuisine ouverte, visible derrière une verrière.

Elle apporte une dimension vivante et décontractée à cet univers raffiné. On retrouve le plaisir d’une cuisine qui participe à l’ambiance générale, sans imposer de distance entre les convives et ceux qui préparent les assiettes.
Et justement, parlons de ce que nous avons eu le plaisir de déguster durant l’inauguration.

Les amuse-bouches et les différentes préparations proposées au fil de la soirée ont révélé une qualité qui donne immédiatement envie de revenir découvrir la carte dans son ensemble.

Avec une mention toute particulière pour les frites maison au parmesan. Cela pourrait sembler anecdotique dans un établissement de ce standing, mais il faut parfois savoir apprécier les plaisirs les plus simples lorsqu’ils sont exécutés avec autant de soin. Croustillantes, savoureuses, généreuses en goût : elles figuraient parmi les très belles surprises de la soirée. Et pourtant, des frites, j’en ai dégusté au cours de mes voyages, jusqu’en Belgique : ), où elles constituent presque une institution ! Il y avait bien longtemps que je n’en avais pas retrouvé d’aussi remarquables à Paris. Comme quoi, l’excellence peut aussi se révéler dans une assiette de frites.

Autre moment gourmand de cette inauguration : la dégustation d’un caviar d’une qualité exceptionnelle.

Je dois reconnaître n’avoir jamais été un grand amateur de caviar. Non par manque de curiosité, mais parce que ce mets rare ne se présente pas tous les jours à notre table et que l’occasion de l’apprécier véritablement reste assez exceptionnelle. Il aura fallu cette soirée au Doobie’s pour me réconcilier avec lui. Une dégustation délicate, subtile, dont les saveurs ont laissé un souvenir particulièrement agréable. Un de ces instants où l’on redécouvre un produit que l’on pensait connaître, et où l’on comprend que sa qualité peut tout changer.

Ces découvertes gourmandes donnent une excellente raison de revenir, cette fois pour prendre le temps d’explorer la cuisine du chef David Mantilla, qui a notamment travaillé aux côtés d’Akrame Benallal.

LA MUSIQUE, NATURELLEMENT

Au fil de la soirée, les conversations se prolongent tandis que la musique accompagne l’ambiance.

Plusieurs DJ se sont succédé aux platines, parmi lesquels Doppelganger Paris, le duo formé par les frères jumeaux Régis et Brice Abby. Leur énergie et leur sélection musicale ont participé à la réussite de cette inauguration, sans jamais faire oublier l’identité particulière du lieu.

Car le Doobie’s n’est pas une discothèque !

C’est avant tout une adresse où l’on vient dîner, prendre un verre, discuter entre amis et prolonger la soirée à son rythme, dans un environnement où la musique trouve naturellement sa place. Une manière particulièrement agréable de profiter de Paris, loin de l’agitation des établissements exclusivement tournés vers la fête.

UNE HISTOIRE PARISIENNE QUI REMONTE À 1938

Derrière cette nouvelle ouverture se cache une histoire de plusieurs générations.

L’adresse trouve ses origines en 1938, avec l’ouverture d’un restaurant russe. Elle traverse ensuite les décennies, notamment sous le nom de La Caravelle dans les années 1970. En 1993, Yannick Noah participe à l’histoire du lieu en créant le Doobie’s, qui devient progressivement l’un des rendez-vous appréciés des nuits parisiennes des années 1990 et 2000. Puis vient une longue interruption. Après environ vingt ans de silence et trois années de travaux, l’établissement retrouve enfin sa place dans le quartier des Champs-Élysées. Cette nouvelle vie est portée par Must Group, en association avec le Groupe Partouche, avec la volonté de réunir gastronomie, art, musique et hospitalité dans un même établissement.

UNE NOUVELLE RÉFÉRENCE POUR LE PARIS 8E

Ce que nous retiendrons de cette inauguration, c’est avant tout l’équilibre entre la beauté du lieu, la qualité de l’accueil, les plaisirs de la table et la convivialité de l’ambiance.

Le Doobie’s réussit à conjuguer plusieurs univers sans les opposer. Un déjeuner professionnel, un dîner entre amis, une conversation dans un salon feutré ou une soirée plus festive : chacun peut y trouver sa place. L’architecture donne envie de s’attarder, la cuisine suscite la curiosité et la musique accompagne les rencontres avec justesse.

Avec cette réouverture, le Doobie’s possède tous les atouts pour devenir l’une des adresses de référence du 8e arrondissement, aussi agréable en journée que lorsque Paris s’illumine. Une belle découverte de cette rentrée parisienne, que Le Blog Reporter aura certainement plaisir à retrouver.

INFORMATIONS PRATIQUES ET SIGNATURE

DOOBIE’S PARIS

26 rue Marbeuf – 75008 Paris

Déjeuner : du lundi au vendredi, de 12 h à 14 h 30
Dîner : du lundi au samedi, de 19 h 30 à 23 h 30
Bar de nuit : de 20 h à 4 h
Fermé le dimanche

Site officiel : https://doobiesparis.com/

Le Blog Reporter
Article by Youri LoBO GraphiK

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