le Blogreporter

Street Fighter : premier round à l’UGC Bercy, avant même l’avant-première !

Street Fighter fait son retour au cinéma ! À l’occasion d’une projection réservée aux médias, blogueurs et influenceurs, j’ai eu le plaisir de découvrir cette nouvelle adaptation du célèbre jeu vidéo de Capcom, réalisée par Kitao Sakurai, à l’UGC Ciné Cité Bercy, à Paris.

Avant même l’avant-première destinée au grand public, Paramount Pictures France et les équipes de l’UGC avaient préparé une soirée particulièrement bien orchestrée. Entre animations, rencontres, quelques surprises et projection du film, l’univers de Street Fighter était à l’honneur. Voici mon retour sur cet événement, mais aussi mon avis sur un film attendu par plusieurs générations de joueurs.

Une soirée bien orchestrée à l'UGC Bercy

Dès mon arrivée à l’UGC Ciné Cité Bercy, l’organisation était au rendez-vous. Après un peu d’attente, les invités étaient accueillis avec quelques goodies et de quoi accompagner agréablement la séance. Deux possibilités s’offraient alors à nous : rejoindre directement la salle ou profiter des animations installées pour l’occasion.

Et il y avait de quoi faire ! Une véritable cage de MMA permettait aux plus courageux de participer à une initiation aux techniques de combat, après avoir signé une petite décharge. Une animation originale qui collait parfaitement à l’esprit de Street Fighter. On retrouvait également une borne d’arcade dédiée au jeu, ainsi qu’une machine de frappe numérique, semblable à celles des fêtes foraines, mais habillée aux couleurs de la franchise.

Un photocall avec des personnages de Street Fighter permettait également de se mettre en scène face à quelques adversaires plutôt impressionnants. J’ai d’ailleurs tenté une petite démonstration de mes modestes techniques de garde, avec un pot de pop-corn à la main ! J’espère pouvoir récupérer cette fameuse photo pour vous la dévoiler prochainement. Rassurez-vous, aucun combattant n’a été blessé pendant cette démonstration…

À la sortie de la projection, les invités pouvaient également profiter du photocall pour réaliser quelques images supplémentaires, enregistrer leurs impressions ou préparer leurs publications. Une attention appréciable pour les journalistes, blogueurs et créateurs de contenu présents. Bref, une soirée conviviale, bien pensée et surtout très bien organisée.

Des combattants français passent derrière le micro

Avant la projection, nous avons eu droit à une présentation particulièrement intéressante autour du doublage français du film. Trois intervenants étaient présents pour partager leur expérience de cet exercice assez inhabituel pour eux : passer de l’univers des sports de combat à celui de l’interprétation vocale.

Le casting français fait notamment appel à plusieurs personnalités du MMA et du kick-boxing : Cédric Doumbé, qui prête sa voix à Balrog, interprété à l’écran par 50 Cent ; Benoît Saint Denis, qui double Zangief, incarné par Olivier Richters ; et Paul Dena, qui prête sa voix à Joe, joué par Alexander Volkanovski.

Un choix original qui rapproche encore davantage les personnages du film de l’univers des véritables combattants. Mais le doublage ne s’improvise pas : ces sportifs ont dû apprendre à placer leur voix, interpréter des émotions et synchroniser leurs dialogues avec les images, accompagnés par des professionnels.

Nous avons finalement découvert le film en version originale sous-titrée, ce qui me convient personnellement très bien. J’ai toujours une préférence pour les voix originales des acteurs, particulièrement dans ce type de production. Cela n’enlève évidemment rien à l’intérêt de découvrir le travail réalisé pour la version française.

Vous pourrez retrouver sur mes vidéos plusieurs moments de cette présentation et les témoignages des intervenants.

Street Fighter : près de quarante ans de combats et de nostalgie

Pour comprendre l’engouement autour de Street Fighter, il faut remonter à 1987, année de naissance du premier jeu développé par Capcom. Mais c’est surtout en 1991, avec Street Fighter II, que la franchise devient un véritable phénomène mondial. Dans les salles d’arcade, les joueurs découvrent des combattants aux styles bien distincts, des coups spéciaux devenus légendaires et des affrontements qui marqueront durablement l’histoire du jeu vidéo.

Au fil des années, Street Fighter dépasse largement les bornes d’arcade pour conquérir les consoles, les compétitions de jeux vidéo, le cinéma et l’animation japonaise. En 1994, Jean-Claude Van Damme incarne Guile dans Street Fighter : L’Ultime Combat, aux côtés notamment de Raúl Juliá dans le rôle de M. Bison. Un film devenu culte pour son côté délicieusement kitsch, même si, personnellement, je trouve que sa bande originale est encore meilleure que le film ! Une BO typiquement années 1990, que je considère toujours comme une référence.

La même année sort également Street Fighter II: The Animated Movie, adaptation japonaise qui marquera les amateurs d’animation. D’autres productions suivront, notamment Street Fighter II V, Street Fighter Alpha, puis le film Street Fighter : La Légende de Chun-Li en 2009. En 2014, la websérie Street Fighter: Assassin’s Fist proposera une approche davantage centrée sur les origines de Ryu et Ken.

Avec cette nouvelle adaptation de 2026, Street Fighter revient au cinéma dans une production indépendante des précédents films, tout en puisant dans l’immense héritage de cette saga emblématique du jeu vidéo.

Un film qui soigne ses images comme un véritable clip

Passons maintenant au film ! Réalisé par Kitao Sakurai, ce nouveau Street Fighter fait le choix d’une esthétique particulièrement travaillée, avec une ambiance fortement inspirée des années 1990. Et dès les premières scènes, on comprend que l’image occupe une place essentielle dans cette adaptation.

Les cadrages, les couleurs, les éclairages, les décors et les mouvements de caméra donnent régulièrement l’impression de regarder un véritable clip. Chaque plan semble pensé pour mettre en valeur les personnages et les affrontements. Certaines séquences d’action reproduisent avec une efficacité étonnante l’énergie du jeu vidéo, au point de donner parfois l’impression de retrouver les combattants directement sortis de nos écrans.

Le casting fonctionne également plutôt bien. Ryu, Ken, Chun-Li, Guile, M. Bison et les autres possèdent chacun une personnalité forte, entre héros charismatiques et adversaires hauts en couleur. Les fans apprécieront les nombreux clins d’œil disséminés dans le film, parfois jusque dans les plus petits détails. On sent une véritable volonté de respecter les codes de la franchise tout en proposant un spectacle cinématographique accessible à un public plus large.

Côté rythme, l’action reste bien présente tout au long de la projection. Et lorsque les combats prennent le dessus, Street Fighter retrouve pleinement ce qui fait son identité : des personnages immédiatement reconnaissables et des affrontements qui ne manquent pas d’énergie.

Quand Street Fighter retrouve l'esprit des animés japonais

L’une des bonnes surprises du film vient également de son utilisation de l’animation. Plusieurs séquences de flashback abandonnent les prises de vues réelles pour adopter un style proche des dessins animés japonais des années 1990. Une manière originale de revenir sur certains éléments du passé des personnages, sans interrompre complètement l’identité visuelle du film.

Ces passages ne sont pas de simples extraits d’anciens dessins animés Street Fighter. Ils ont été spécialement réalisés pour cette nouvelle adaptation par le studio d’animation Titmouse, dans un style qui rend hommage à l’animation traditionnelle et à l’époque où les mangas et les animés commençaient à s’imposer auprès d’un public international.

J’ai particulièrement apprécié cette idée, car elle rappelle que Street Fighter ne se limite pas à un jeu vidéo ou à une succession de combats. C’est aussi un univers qui a traversé plusieurs générations et plusieurs formes de narration, des salles d’arcade aux consoles, en passant par les films et les séries animées. Et ces séquences apportent une touche supplémentaire de nostalgie, sans qu’il soit nécessaire de connaître toutes les adaptations précédentes.

Une bande originale entre nouvelle génération et souvenirs de 1994

La musique a également eu sa place durant cette soirée, avec la diffusion sur grand écran du clip « Game Over », interprété par Leslie et le rappeur TH, un morceau associé à la sortie française de Street Fighter.

Une collaboration qui accompagne cette nouvelle adaptation avec une identité musicale contemporaine. Je dois cependant reconnaître que je reste personnellement très attaché à la bande originale du Street Fighter de 1994. Elle avait une énergie particulière, avec cette couleur musicale des années 1990 qui me paraît aujourd’hui indissociable du film de Jean-Claude Van Damme.

Ce n’est pas forcément une question de génération, mais plutôt de souvenirs et d’ambiance. Certaines bandes originales restent gravées dans la mémoire bien au-delà des qualités du film qu’elles accompagnent. Et pour moi, celle du premier Street Fighter au cinéma fait clairement partie de cette catégorie.

Mon avis : un spectacle réussi ...

Alors, ce nouveau Street Fighter est-il à la hauteur de l’attente ? Pour ma part, je dirais que visuellement, c’est une réussite d’action !!. Les combats sont bien chorégraphiés, les personnages possèdent du charisme et l’ensemble dégage une énergie particulièrement agréable pour les amateurs de la franchise.

Tout n’est cependant pas parfait. Avec près de deux heures de film et un nombre important de personnages à présenter, le scénario manque parfois de cohésion. Certaines séquences ralentissent un peu le rythme et l’histoire aurait certainement gagné à être davantage resserrée. C’est d’autant plus visible que la qualité des images et de l’action place la barre assez haut.

Conclusion : un nouveau round accessible à toutes les générations

Mais il faut aussi reconnaître qu’adapter Street Fighter n’est pas une mince affaire. Chaque personnage possède son histoire, ses particularités et ses fans. Difficile de satisfaire tout le monde en un seul film sans consacrer un minimum de temps à chacun.

Malgré ces réserves, j’ai passé un très bon moment. Le film assume son côté divertissement, avec de l’action, des références et une esthétique qui donne régulièrement envie de retrouver une manette entre les mains. Et pour les amateurs de Street Fighter, je pense sincèrement qu’il y a de quoi se faire plaisir.

Picture of Youri
Youri

Laisse un commentaire

Oui !!! Je souhaite avoir la Newsletters