La seule émission de télé à laquelle vous n’auriez jamais osé participer.
C’est dans ce cadre que Paramount Pictures France nous a invités à découvrir Running Man lors d’une projection en avant-première, organisée sous embargo, à l’UGC Bercy, à Paris.
Nous avons ainsi pu voir le film avant sa sortie officielle, dans des conditions privilégiées, aux côtés de nombreux invités. La soirée rassemblait notamment plusieurs personnalités issues de la Star Academy, une présence presque symbolique tant le film interroge avec lucidité les mécanismes de la télé-réalité, la mise en spectacle de l’humain et la fascination collective pour le divertissement extrême.
L’accueil a été à la hauteur de l’événement, avec une organisation soignée et une réception généreuse, popcorn compris, pour accompagner ce film d’action que j’ai réellement apprécié.
Un grand merci aux équipes de Paramount Pictures France pour cette invitation et pour la qualité de la soirée.
Réalisé par Edgar Wright, avec Glen Powell, Colman Domingo, Josh Brolin et Michael Cera, Running Man s’inspire du roman de Stephen King et propose une vision moderne, tendue et profondément actuelle de cette dystopie.
Le nouveau Running Man ( sortie en salle 19 novembre 2025 ) réussit là où beaucoup d’adaptations échouent : il ne se contente pas d’actualiser une licence, il retrouve l’essence du roman de Stephen King (Richard Bachman) tout en la transposant avec intelligence dans notre monde contemporain.
Là où le film de 1987 avec Schwarzenegger proposait une vision très futuriste, presque caricaturale, typiquement années 80, cette nouvelle version adopte un ton plus sombre, plus crédible, et surtout beaucoup plus proche de la portée sociale du livre.
Une dystopie qui nous ressemble
le pitch : Dans un futur proche, The Running Man est l’émission numéro un à la télévision : un jeu de survie impitoyable où des candidats, appelés les Runners, doivent échapper pendant 30 jours à des tueurs professionnels, sous l’œil avide d’un public captivé. Chaque jour passé augmente la récompense à la clé — et procure une dose d’adrénaline toujours plus intense. Ben Richards, ouvrier désespéré prêt à tout pour sauver sa fille gravement malade, accepte l’impensable : participer à ce show mortel
Le film décrit une société où le divertissement n’est plus un échappatoire, mais un outil de contrôle. La violence n’est pas gratuite : elle est médiatisée, normalisée, commentée, monétisée. Ce qui frappe, c’est à quel point cette vision semble aujourd’hui évidente. Le film ne force jamais son discours ; il laisse le spectateur faire le lien avec notre rapport aux écrans, aux audiences, aux algorithmes et à la mise en spectacle permanente.
On est loin du simple film d’action : Running Man parle de nous, de notre époque, sans lourdeur ni démonstration appuyée.
Une fidélité assumée au roman
Cette version revient à ce qui faisait la force du livre :
un héros pris au piège d’un système,
une traque qui dépasse le simple jeu,
une tension psychologique permanente,
et surtout une critique sociale claire, presque dérangeante.
Le film prend le temps de construire son univers durant les 2h 15 !!! , de poser ses règles, sans exposition artificielle. La narration est fluide, cohérente, et le final donne une véritable résonance à l’ensemble, loin des conclusions expéditives ou purement spectaculaires.
Un univers visuel fort, entre Robocop et Judge Dredd
Visuellement, le film trouve une identité très marquée. Il y a clairement un héritage de Robocop et Judge Dredd : une société autoritaire, froide, ultra-réglementée, où la loi, le spectacle et la violence se confondent. Mais le film ne copie pas : il crée son propre univers, crédible, cohérent, immédiatement identifiable.
Les décors, les costumes et la mise en scène participent pleinement au récit. Rien n’est décoratif : tout sert le propos.
Des personnages qui existent
Chaque personnage a une fonction narrative réelle. Les acteurs livrent des performances solides, sans excès, sans caricature. Le héros n’est pas un symbole vide : il est faillible, humain, crédible. Les antagonistes ne sont pas de simples figures du mal, mais les rouages visibles d’un système plus large. C’est précisément ce qui rend le film efficace : on y croit.
Un film qui mérite le détour
Ce nouveau Running Man est une vraie réussite.
Il respecte le matériau d’origine, assume une vision moderne, et propose un film d’action intelligent, tendu, et profondément ancré dans son époque.
C’est un film que je recommande clairement d’aller voir, autant pour son efficacité que pour ce qu’il raconte. Et surtout, il ouvre un univers suffisamment riche pour donner envie d’une suite. Si cela arrive un jour, l’impatience sera légitime.
L’acteur principal :
Glen Powell, un héros moderne
Dans cette nouvelle adaptation de Running Man réalisée par Edgar Wright, c’est Glen Powell qui incarne Ben Richards, le protagoniste central du récit.
Powell, déjà connu pour des rôles dans des succès récents comme Top Gun: Maverick et Twisters, apporte à ce personnage un jeu à la fois intense et vulnérable. Plutôt que de représenter un héros invincible, son interprétation se concentre sur l’humanité du personnage : un homme prêt à tout pour sauver sa famille, pris dans un système médiatique impitoyable.
Powell a également reçu le soutien d’Arnold Schwarzenegger, l’acteur de la version originale, qui a donné sa bénédiction au projet avant la sortie du film
Repères historiques : les origines de Running Man
Running Man (1987)
Réalisé par Paul Michael Glaser, le film imagine en 2019 une société totalitaire où un jeu télévisé ultra-violent transforme des condamnés en proies traquées. Porté par Arnold Schwarzenegger, il incarne une dystopie typiquement années 80, au style néon et rétro-futuriste. Derrière l’action, le film propose déjà une critique du pouvoir des médias, du voyeurisme et de la télévision-spectacle.
Le Prix du danger (1983)
Réalisé par Yves Boisset, avec Gérard Lanvin, ce film français visionnaire met en scène un jeu télévisé mortel où un chômeur doit survivre face à des tueurs pour de l’argent. Adapté d’une nouvelle de Robert Sheckley, le film saisit très tôt la portée sociale du divertissement violent et la manipulation de l’audience.
Une polémique marquante
Après la sortie de Running Man en 1987, Yves Boisset engage une action en justice pour plagiat. La justice française lui donnera raison, malgré la défense des producteurs américains qui invoquaient le roman de Stephen King, publié sous le pseudonyme Richard Bachman.
Le roman d’origine
The Running Man est écrit par Stephen King / Richard Bachman en 1982. Le film de 1987 s’en éloignait largement, privilégiant le spectacle à l’introspection. Le nouveau Running Man revient, lui, à l’esprit du livre : une dystopie sociale, tendue, profondément humaine et ancrée dans son époque.



